Critique du spectacle « Au bord de l’Adour »

Voyages extraordinaires

Cet après midi là nous  avons quitté notre triste réalité quotidienne masquée et nous nous sommes embarqués  pour l’île de Berenx , une vraie île sans pont,  où les magiciens du lieu, nous emmenaient en voyage : nous avons écouté le batelier qui « promène les reflets de l’Amour, de l’Adour » , nous avons entendu une jeune femme  qui fuyait un château ou « on s’ennuie à toutes les fenêtres » pour aller se réfugier plus loin sur la Rivière à Dax,  et un mari en colère  qui cherchait sa femme. Tandis que les comédiens nous faisaient partager les émotions de l’aventure fluviale,  les musiciens nous  emportaient dans un voyage musical , au dessus de l’Adour-Amour , du XIX° siècle à nos jours,  depuis la Pastorale du 3° quatuor d’ Arriaga, le compositeur basque né le 27 janvier 1806 cinquante ans après Mozart, jour pour jour, et mort à 20 ans , jusqu’au 13° quatuor de Beethoven  dont la cavatine voyage actuellement dans l’espace à bord de la sonde spatiale Voyager . Le quatuor Arnaga  ne pouvait pas mieux  transmettre l’esprit des Voyages Extraordinaires.  Nous avons écouté Mendelssohn le finale de l’opus 13 en la mineur composé en hommage à Beethoven, un ‘tombeau de Beethoven’ en quelque sorte, puis Ravel, escale mélancolique et calme du voyage musical  avant l’affrontement des éléments et des protagonistes dans  le 8° quatuor de Chostakovitch, à la fois joyeux pour plaire à Staline et désespéré.  Tout voyage, même sur l’Adour est une aventure, et le quatuor Arnaga nous a fait  faire un plongeon dans les pièces pour quatuor de Webern  juste avant que Myrtille Valls et Anatole Bernard, les époux d’Au bord de l’Adour ,  se réconcilient et reçoivent la bénédiction du passeur Gilles Dias sur l’air facétieux du Divertimento , K 136, de Mozart.  Le divin Mozart  nous a ramené sur terre pour le bonheur des amants et celui des spectateurs, qui ont félicité les artistes dans un cadre féérique, puis repris le bateau, enchantés de leur après-midi de fin d’été.

Tita du Boucher

4 réponses sur “Critique du spectacle « Au bord de l’Adour »”

  1. Ce quatuor a la magie au bout de son archet.
    Ses interprétations sont tjs un bonheur pour nos oreilles alors qd il est associé aux acteurs du theatre et d qui plusest à la troupe de mr Rabas alors la ….c’est la culture qui est bien servi pour le bonheur de chacun de nous.

  2. Quel Regrets de n’avoir pas pu partager ces moments avec vous. Chaque fois que nous avons pu nous avons ramené de précieux souvenir.
    Bravo et à une prochaine occasion j’espère.

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